Blaye

Un « bel outil » en Gironde, le nouveau bac Blaye-Lamarque

Depuis avril un nouveau bac , le « Sébastien Vauban » assure la traversée Blaye–Lamarque. Beau bâtiment de 60 m sur 12,5, il a remplacé le « Côtes de Blaye », ex « Duchesse Anne » qui a pris sa retraite en Afrique après 34 ans de bons et loyaux services sur la Gironde.

« On a un bel outil dont nous sommes très fiers. » Claudio Piedplat, l‘un des deux capitaines du « Sébastien Vauban » ne cache pas son plaisir de commander le nouveau bac Blaye-Lamarque. Même s’il n’y a pas foule pour s’embarquer ce dimanche 9 novembre à 9 heures (une petite dizaine de véhicules et une vingtaine de passagers) l’ambiance est décontractée. La traversée qui passe entre l’île Pathé et l’île Verte dure une petite quinzaine de minutes pendant lesquelles les voyageurs peuvent découvrir les vastes horizons au cœur de l’estuaire, le soleil qui fait son apparition et une température clémente donnant un côté croisière fluviale à la traversée.

« Un bel outil » le Sébastien Vauban » l’est sur le plan esthétique avec son architecture de ferry auquel une passerelle placée sur le côté tribord, où se trouvent les rampes d’accès, donne un petit air de porte-avions. Et il ne se contente pas d’être beau. C’est aussi une réussite technologique. L’électronique est reine. Avec deux radars (un de mer et un pour le fleuve) et une cartographie informatique, la sécurité est optimale. Le navire est aussi écologique. Outre un silence, qui a même surpris les habitants de Blaye habitués aux bruyants « teufs-teufs » du « Côte de Blaye », il n’occasionne aucun rejet dans l’estuaire.

Ses qualités techniques ne dispensent pas pour autant l’équipage (de 5 à 7 hommes) de faire preuve d’une vigilance de tous les instants. La navigation sur l’estuaire est particulièrement technique, en raison des bancs de sable, du courant et de la marée. De plus avec ses superstructures élevées, le bâtiment est sensible au vent. Si le trajet est toujours le même (Blaye-Lamarque AR) les conditions de navigation changent en permanence. D’ailleurs en fonction des conditions nautiques et de la météo le trajet peut varier de 15 à 30 minutes, même s’il est en moyenne d’une vingtaine

Le navire peut embarquer une quarantaine de véhicules, y compris des bus à étage ou des engins agricoles, ce qui en fait un remarquable trait d’union entre les deux rives. Et le bac est surtout plus confortable que l’ancien. Les passagers jouissent d’un vaste pont qui permet d’admirer l’estuaire, particulièrement intéressant entre Blaye et Lamarque avec l’île de Fort Pathé et l’Île verte s’il passe au sud ou l’Île nouvelle s’il passe au nord, entre la citadelle de Blaye et Fort Médoc. Le bac étant prévu pour embarquer des véhicules hauts (cars de tourisme, camions) la vue depuis le pont est particulièrement intéressante, rappelant un peu celle dont les croisiéristes jouissent à bord des paquebots remontant l’estuaire.

Avec un salon climatisé et des fauteuils semblables à ceux des bus du réseau Transgironde, le « Sébastien Vauban » offre un confort qui tranche avec l’austérité de l’ancien bac, surtout en hiver. A la demande des usagers, un distributeur de café a été mis à leur disposition. Le prix de la traversée étant très raisonnable (3,20 € par voyageur), c’est devenu une sortie pour certains Blayais. Des mamies ont même pris l’habitude d’amener leurs petits enfants manger une glace à Lamarque. Ce peut être aussi – pourquoi pas ? un objectif de balade le dimanche ou mieux encore le samedi, jour du marché à Blaye, pour des bordelais qui en profiteront pour voir la citadelle de Vauban, qui a donné son nom au bac.

Ecrit par Antoine Lebegue


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