Union Bordeaux-Bègles
C’est demain soir à 20h que l’Union va entrer de plein pied dans le Top 14, au Stade Charléty face au Stade Français. Le "stress" s’est un peu installé depuis le début de la semaine, un peu comme le trac s’empare d’un acteur avant d’entrer en scène. Pour les joueurs tout est nouveau, les équipes rencontrées, les stades, les publics, les caméras de télévision (plus nombreuses), l’exposition médiatique, le nombre croissant de journalistes plus friands d’informations, autant de choses nouvelles à gérer.
Donc demain c’est le grand saut dans l’inconnu, car même si le fait d’avoir rencontré Brive et le Stade Français était une préfiguration de ce qui les attendait, il n’y avait pas l’obligation de résultat. Demain soir ce sera autre chose car selon le résultat ce sera 4, 2 ou 0 point au compteur. On comprend que les joueurs éprouvent une certaine anxiété qui risque de se renouveler souvent.
- Ludovic Lousteau s’entretient avec Marc Delpoux sur le rythme à adopter
- photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque
Le match suivant aura lieu face à Bayonne à Chaban-Delmas devant 25 ou 30.000 spectateurs, fait auquel les joueurs sont peu habitués pour les matchs de poule. Pour Laurent Armand, il faudra prendre les matchs les uns après les autres sans s’affoler pour s’adapter aux nouvelles conditions. Marc Delpoux était un peu déçu par la séance de mise en place : "C’est pas catastrophique, mais aujourd’hui on avait l’impression qu’ils posaient plus de questions qu’avant et qu’on avait plus de maladresses qu’avant. Il y en a eu l’an dernier des mises en place comme ça, la question qui se pose avec Ludo c’est qu’on les a fait venir et même si on n’a pas forcé tous les jours, avec des après midi de repos, on se demande si le rythme a été bon ou si on les a un peu épuisé. On est en train d’essayer de trouver un rythme, on est sur 4 semaines de match de préparation le vendredi, mais cette semaine comme c’était le premier match, on avait laissé 3 jours (vendredi, samedi, dimanche après le match de jeudi) pour reprendre lundi, on a repris sur un rythme qui n’est pas habituel. C’est un peu tout ça qui fait qu’on se pose des questions et si vendredi le match est parfait le rythme aura été bon".
Pour l’instant joueurs et techniciens vont devoir s’adapter à ce rythme du match du Vendredi avec repos samedi et dimanche "On n’est jamais sûr de nous, on est dans l’interrogation et ça fonctionne comme çà".
Départ vendredi matin par le TGV à 8h25 pour Paris
match à 20h à suivre sur : Rugby+

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
Recherche
Sur le même sujet
Bordeaux Gazette Annuaire
