L’écoféminisme s’exprime sur les murs Bordelais et prépare son 8 mars

Lundi 8 février, les murs de Bordeaux se sont éveillés sous le signe de l’écoféminisme, redécorés de nouveaux collages de slogans forts, appelant ainsi à une mobilisation importante pour la journée de lutte pour les droits des femmes, et pour l’égalité des genres.

Une nuit différente
« Mon corps n’a pas de prix », « touche pas à ma zone humide » ou bien « nique pas ta mer », tels sont quelques exemples de phrases chocs et messages « coup de poing » qu’ont pu découvrir les Bordelais autour d’eux au petit matin. Baptisée « La Nuit Écoféministe », cette action a été lancée par divers collectifs dont ANV COP-21 Gironde et Extinction Rébellion Bordeaux, en collaboration avec Collages Féministes Bordeaux. Et les militants annoncent fièrement la couleur, « 2021 sera écoféministe ». Certes des intentions louables mais qui vont se traduire de quelles manières dans la cadre de la Pandémie que nous subissons et qui offre des marges de manœuvre réduites. Il sera intéressant de suivre les évolutions de la réalité des actions et des résultats obtenus pour mesurer l’efficacité du propos.

Bien seule dans la rue

L’écoféminisme, c’est quoi ?
Apparu pour la première dans les années 70 dans l’ouvrage Le Féminisme ou la mort de Françoise d’Eaubaunne, l’écoféminisme fait un parallèle entre les systèmes de domination et d’oppression des femmes par les hommes, et les systèmes de surexploitation et d’irrespect de la planète par les humains. Ainsi, l’écologie nécessiterait de repenser aussi bien les relations entre les genres que celles entre les humains et la nature. Le but de ces collages sauvages - mode d’action très populaire auprès de ces collectifs depuis plusieurs années – reste d’affirmer l’existence de cette lutte féministe, et d’éveiller le plus possible les consciences de tous. Tout en dénonçant également le patriarcat, le sexisme ou encore le greenwashing… Et surtout de préparer la suite pour obtenir un changement.

Rendez-vous est fixé

La journée du 8 mars
Outre leur engagement évident pour la journée du 8 mars à venir, les militants gardent un œil plus qu’attentif sur le programme du maire de Bordeaux Pierre Hurmic, et sur sa capacité à «  stopper la publicité sexiste dans l’espace public, soutenir davantage le travail des associations féministes, multiplier les logements d’urgence, et fournir des protections hygiéniques lavables gratuites » , ce dernier souhait étant une demande récente mais pour lutter efficacement, il faudrait pouvoir porter le fer dans l’espace privé et là c’est une autre histoire. Autant d’attentes et de revendications que ces collectifs réaffirmeront lors de la journée de lutte pour les droits de la femme le mois prochain

Ecrit par Théo Amilhat


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