Athletisme

La Nouvelle-Aquitaine s’est mise à l’heure olympique

Semaine Olympique et Paralympique oblige, le Comité Régional Olympique et Sportif de Nouvelle-Aquitaine et l’Union Nationale de Sport Scolaire ont réalisé un évènement digital destiné aux établissements scolaires de la région labellisés Génération 2024. Cette collaboration a proposé 17webinaires répartis sur toute la semaine avec pour principale objet : la santé.

Divers intervenants se sont relayés, ont échangé sur de multiples problématiques sportives et ont apporté leurs savoirs et expériences à de nombreux jeunes. Du lundi au vendredi, des conférences ont été animées par le CROS Nouvelle-Aquitaine dans un format nouveau par rapport aux années précédentes, précaution sanitaire oblige. Un discours de bienvenue de responsables sportifs de la région et du pays, telle que la ministre déléguée au Sport Roxana Maracineanu, intronisait chaque session de 2 heures, avant d’entamer le cœur du sujet. Plusieurs thématiques ont été abordées avec l’aide d’experts sur le terrain et ciblées selon l’âge des participants. Bordeaux Gazette eu la chance d’assister à quelques-unes d’entre elles et cet évènement a été une réelle réussite. La première conférence, «  sport et handicap, pour une pratique partagée  », a présenté les contrastes entre Jeux Olympiques et Paralympiques. L’objectif principal était de mettre en lumière la pratique du sport pour les personnes en situation de handicap et les différentes disciplines, fédérations et labels existants pour leur faciliter cet accès. Le mouvement Paralympique est encore récent. Il a débuté en 1960 mais connaît une évolution rapide.

Une asso engagée

Lors de la matinée du mercredi, il a été présenté à des dirigeants de club, des lycéens et des étudiants l’association Colosse aux pieds d’argile, qui combat les violences sexuelles dans le sport. Les jeunes ont alors été sensibilisés, à travers des témoignages poignants, à des problématiques – trop mises sous silence – qui ternissent l’univers sportif, et plus généralement encore, notre société. L’intervenant Anthony Etchart a délivré des conseils simples de prévention tout en assurant l’échange avec les différents participants. Car oui, les encadrants et bénévoles – aussi bienveillants soient-ils – ne sont pas suffisamment formés à ces questions. Et lorsque l’on en charge d’enfants, il est nécessaire de savoir quels sont les décisions et gestes gênants et déplacés à éviter envers eux. Avec comme leitmotiv « Il faut en parler », Anthony Etchart traite de notions méconnues comme l’amnésie traumatique et insiste sur l’accompagnement de la victime et de sa famille lorsqu’elle libère son mal-être.

La judokate Émilie Andéol, médaillée d’or aux Jeux Olympiques de Rio, étaient présentes cette semaine lors d’une conférence accès sur la parole des champions.

Jeudi, des personnalités de marques ont été invitées sur les écrans des participants. Intitulée «  L’aventure des Jeux - Récits de champions  », la conférence donnait la parole à trois athlètes Olympiques et un Paralympique – le double médaillé Olympique au fleuret, Damien Tokatlian – tous originaires de Nouvelle-Aquitaine. Ils ont raconté quelques anecdotes et ont partagé leur vécu sur la vie d’un sportif professionnel. Alors que les séances Zoom révèlent parfois peu d’interactions, les questions des écoles présentes ne manquaient pas. Durée et composante d’une séance de sport, particularité d’une préparation Olympique par rapport aux compétitions classiques, pratique sportive pendant la crise sanitaire, motivation, mêler vie sportive et vie scolaire dès le plus jeune âge ou encore se reconvertir et rebondir une fois sa carrière terminée, tous les sujets y sont passés !
Un des plus passionnants a concerné la gestion du stress. Le nageur Grégory Mallet, double médaillé Olympique, s’exprimant sur le stress le comparait alors à « la mèche qui va venir allumer et faire exploser l’adrénaline qu’il y a en nous » pour atteindre une performance. « Le stress permet alors de libérer une énergie, un potentiel » et il faudrait avant tout apprendre à « l’apprivoiser au lieu de vouloir le gérer ». Romain Mesnil, perchiste qui a participé à deux campagnes olympiques, avouait quant à lui qu’il possède le « stress négatif de l’après compétition » alors qu’il est essentiel de « rester d’abord dans le temps présent et ne pas oublier que ce n’est qu’un jeu ». Pour Émilie Andéol, le stress est utile pour le dépassement de soi et aide à sa concentration même si celui-ci lui provoque parfois quelques larmes, nous a-t-elle confié. Elle note également l’importance des préparateurs mentaux et hypnotiseurs dans le suivi des sportifs.

P

Le 26 juillet 2020 signé l’ouverture du Club Paris 2024 avec pour premier évènement, la possibilité de défier Tony Parker à son propre jeu.

our clôturer cette belle semaine où transpirait les valeurs de l’olympisme, amitié, excellence et respect, le CROS s’est axé sur l’évènement international que nous vivrons sur nos terres, les Jeux Olympiques de Paris 2024. Une aubaine qui permet – 100 ans après – de mettre durant un mois la France au centre du monde. Et justement, les organisateurs des Jeux veulent préparer cela bien à l’avance, en faisant en sorte que chaque français puisse se sentir concerné par ce projet. Un des
souhaits du comité d’organisation de Paris 2024, présidé par Tony Estanguet – triple champion olympique de canoë – est d’ailleurs de rendre le sport accessible pour tous et partout. Des disciplines sortiront alors de leur cadre habituel pour être déployées et mises aux yeux du plus grand nombre à travers des lieux publics et culturels du patrimoine français. De plus, les nombreux lycéens et étudiants – de Limoges, Brive, Angoulême, La Couronne ou encore Bordeaux – présents durant cette conférence ont pris connaissance du Club Paris 2024. Créé pour l’occasion, il sera une opportunité pour ses adhérents de s’engager dans les JO en les vivant de l’intérieur, de côtoyer de près les athlètes, grâce à de nombreux concours. Enfin, cette conférence avait pour objectif de montrer, toujours aux jeunes participants, les actions de volontariat existantes et dans lesquelles ils pourront prochainement – s’ils le veulent – s’y investir : histoire de mêler insertion professionnelle dans un service civique et intérêt pour le domaine sportif. La parole était justement donnée à Thomas Latieule, apprenti chef de projet partenariat à la Fédération Française de Football, qui a présenté son parcours étudiant très intéressant, composé de changements de voie pour réaliser un métier passion. Un exemple parfait pour aider la jeune génération, celle de 2024 …

Ecrit par Teddy Perez


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