Bordeaux

La P’tite Martial avance masquée au marché des quais Bordeaux Chartrons

Après avoir sollicité une place sur ce marché typiquement bordelais depuis cinq ans Lydia Servary a enfin eu l’autorisation de planter sa tente a une encablure de son lieu de brassage du 40 rue Surson.

Le marché du dimanche matin des quais Bordeaux Chartrons reste encore un peu maigre par rapport à ce qu’il a connu à sa pleine époque d’avant Covid 19, mais on peut raisonnablement espérer que les restaurants de plein air y réinstallent leurs tables, dès la semaine prochaine, afin d’y retendrent leurs tonnelles de jardin transformées en tonnelles de marché pour abriter les convives du dimanche midi. Il est vrai qu’en ce dimanche matin très estival, le temps était plutôt à l’escapade vers le littoral ou le Bassin où les habitudes se remettent doucement en place, tout en respectant les gestes de préventions et la distanciation physique. De toute manière l’entrée sur le marché des quais pour les chaland(e)s est conditionnée au port du masque et on peut regretter quelque part qu’il n’en soit pas de même dans les grandes surfaces où dans le secteur fruits et légumes tout le monde tripatouille tout alors qu’il devrait y avoir comme dans les marchés de plein air le service effectué par une tierce personne. Vu le nombre de personnes qui fréquentent ces lieux plutôt confinés, c’est là que le masque aurait du être rendu obligatoire rapidement dans la mesure ou on connait l’existence de porteurs asymptomatiques. Dieu merci Bordeaux a été relativement épargné d’autant que Nicolas Florian a su imposer le masque dans les lieux les plus fréquentés, il voulait même le rendre obligatoire à Bordeaux et sous des prétextes curieux du ministre Castaner, cela n’a pu être mis en place.

Le marché devra attendre un peu avant de retrouver un volume plus consistant

Lydia Servary a déjà acquis la notoriété depuis "belle lurette" avant d’obtenir sa place sur ce marché, car elle fait visiter sa brasserie du 40 rue Surson depuis quelques années. C’est dans ses murs de la rue Surson qu’elle a formé un jeune chinois au brassage pendant plusieurs mois pour lui apprendre le métier de la façon la plus complète possible. Ce dernier retourné dans son pays en est déjà à la création de sa seizième brasserie artisanale, on peut dire que la leçon a porté ses fruits et elle a déjà eu l’occasion d’aller lui rendre visite sur place. La P’tite Martial a permis d’enrichir récemment les lettres de noblesse de sa créatrice avec les titres de "brasseuse artisanale" et d’artisan gourmand qui viennent témoigner de sa qualité professionnelle et de la qualité des produits élaborés. Elle reconnait qu’aujourd’hui les gens sont de plus en plus à la recherche de produits issus des circuits courts et locaux qui sortent des sentiers battus de la production industrielle qui parfois manque beaucoup de fantaisie. Un instant tentée par la retraite car atteignant bientôt l’âge légal, elle a remisé cette idée à plus tard d’autant que cela lui permettrait de récupérer tous ses investissements car elle a financé son entreprise sur ses deniers personnels et ce, jusqu’à l’ultime centime. Il faut dire que pour une reconversion, le résultat est plus que réussi, et elle compte bien s’offrir le plaisir de la réussite totale qu’elle va pouvoir déguster un peu plus chaque dimanche au marché des quais Bordeaux Chartrons.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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