Bordeaux

Manifestation Bordeaux : vers la convergence des luttes

A l’appel des gilets jaunes et des syndicats une manifestation était organisée le 5 février dernier dans toute la France. A Bordeaux 4000 manifestants ont participé à ce rassemblement, avec pour revendications communes une meilleure répartition des richesses et plus de justice sociale.

Depuis maintenant 4 mois, les mouvements sociaux se multiplient dans toute la France. Gilets jaunes, stylos rouges, syndicats, retraités, étudiants et partis politiques ont enfin décidé de se rassembler mardi midi pour une grève générale. À Bordeaux le cortège s’est donné rendez-vous dès 11h30 place de la République. Pour Elisabeth Delcamp-Minvielle, professeur à l’ESPE d’Aquitaine et membre de la CGT depuis 5 ans, la convergence des luttes reste le meilleur moyen pour se faire entendre : « On est pas forcément d’accord sur tout, mais les principales idées reviennent. Par exemple une autre répartition des richesses au gouvernement et chez les détenteurs du capital, l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages, sur ça on est quasiment tous d’accord », indique-t-elle. « Je suis aussi là pour me révolter face à l’éducation nationale. On est en train de construire une école à deux vitesse, avec une ségrégation sociale insoutenable », ajoute t-elle. Des syndicats réclamant aussi une augmentation du SMIC à 1800 euros, du point d’indice et de tous les salaires et les pensions. Une revendication tout à fait logique pour Patrick Rojo, employé chez Sanofi et membre du mouvement gilet jaune : « aujourd’hui en France il y a 15 millions de personnes qui souffrent. Derrière les gilets jaunes il y a surtout un sentiment d’exclusion sociale, il ne faut pas l’oublier ».

Les enseignants présents

Dans leur tract commun, les principaux syndicats relèvent une augmentation de la pauvreté en Gironde. Selon leur propos le revenu mensuel médian des girondins pauvres serait de 815 euros. « On nous parle de violence lors des manifestations, mais la vraie violence c’est ce qui se passe dans les entreprises, et les millions de chômeurs qui n’arrivent pas à retrouver un emploi », insiste Élisabeth Delcamp, membre de la CGT. Des convictions aussi soutenues par les étudiants présents en nombre. « Oui on se sent concerné par la grève, la politique de Macron nous écrase, la convergence des luttes reste le moyen le plus efficace pour se faire entendre », insiste Maxime Lopez, 22 ans, étudiant en histoire à l’Université Bordeaux Montaigne. Une université qui a d’ailleurs été bloquée le matin même par une centaine d’étudiants, afin de lutter contre l’augmentation des frais d’inscriptions des étudiants étrangers. Une grève qui s’est terminée rue Sainte Catherine pour les gilets jaunes et place de la Comédie pour le reste du cortège. À noter que 5 interpellations ont été recensé pour violences et entrave à la circulation. Des gilets jaunes qui devraient remettre le couvert samedi pour un acte XIII, départ place de la Bourse.

Ecrit par Jean Rinaud


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.

Bordeaux Gazette Annuaire

Petites Annonces Bordeaux Gironde

Nous suivre sur Facebook

Agenda