Talence

Jean-Luc Mélenchon offensif à Talence pour l’Humain d’abord

3000 personnes se sont retrouvées hier en fin d’après-midi à la salle de la Médoquine à Talence pour écouter Clémentine Autain, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon. La campagne présidentielle est réellement entamée pour le Front de Gauche. Ainsi, son leader considère que, plus que sa personne, ce sont les idées avancées par le Front de Gauche qui sont importantes. Dans le collimateur des orateurs : l’Europe (ils veulent une autre Europe), les spéculteurs et les banques (qui ne doivent plus faire la loi), Nicolas Sarkozy (des mots, toujours des maux... encore de la rigueur)

Brigitte Lopez-Couturier a annoncé l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon en le présentant comme "Notre Candidat à l’Election Présidentielle".

Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain et Pierre Laurent.
photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely

Il a mis plusieurs longues minutes à franchir les quelques mètres qui séparent l’entrée de la salle. Prenant la parole en premier, Brigitte Lopez-Couturier a pris pour cible les plans de rigueur qui, après le huitième, n’ont eu aucun effet pour les comptes de la Grèce : "Les plans d’austérité n’ont fait qu’aggraver le problème de la Grèce" .Puis c’est Clémentine Autain (Fédération pour une alternative sociale et écologique) qui est intervenue pour avouer : "On entre dans le dur, on entre dans la campagne après cette séquence de pré-campagne". Puis elle s’en est pris à l’Europe néo-libérale, en rappelant qu’en 2005, c’est à partir de cette position que le Front de Gauche a progressé et que le Non l’a emporté . Pour elle, le problème central "c’est que l’on laisse la main à la finance et à l’oligarchie". Elle a terminé sur la démocratie, en soulignant que Mario Draghi actuel Président de la BCE, est un ancien de la funeste Goldman Sachs et que la gauche doit s’unir. Puis Brigitte Lopez-Couturier a fait référence à l’anniversaire du traité de Lisbonne qui devait protéger de la crise et qui imposé de manière bien peu démocratique est un échec de Nicolas Sarkozy avant que Pierre Laurent(secrétaire national du Parti communiste) ne prenne la parole. Pour celui-ci, la démocratie est en danger et il faut redonner le pouvoir au politique face à la finance : "Ce n’est pas une simple bataille électorale, c’est un combat décisif face au marché financier... à leurs yeux, il faut faire régresser le niveau social de tous les européens... pour des chercheurs américains : 43 000 entreprises multinationales sont un nœud de 147 sociétés ; parmi ce nœud le gratin de l’assurance et de la finance françaiseet il conclut : En avant pour transformer le Front de Gauche en un nouveau Front Populaire.

photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely

Le candidat à la présidentielle - Talence était son premier meeting national - s’est montré très en verve et très affuté. Il a commencé par remercier les participants et il a poursuivi par : "merci d’avoir si bien commencé ce meeting en vous abstenant de crier mon nom, car nous ne faisons pas campagne pour un candidat, ni pour un parti, nous faisons une campagne politique pour une grande cause, quelque chose d’infiniment plus grand que nous, qui est la cause de l’humanité universelle qui est menacée dans sa civilisation à l’échelle de la planète, parce que notre terre est malade du capitalisme, et le capitalisme rend malade la terre du productivisme. Nous sommes au pied du mur parce que dans quelques jours s’ouvre la conférence de Durban sur le climat et que, avant même qu’elle soit ouverte, nous savons qu’ils sont incapables de décider quoi que ce soit parce qu’ils essaient de marier sans cesse l’eau et le feu, l’intérêt de l’humain d’abord et le capital financier. Ça ne fonctionne pas ensemble, cela n’a jamais fonctionné ensemble, on verra une nouvelle fois que cela ne débouche sur rien. Ensuite notre cause c’est celle d’un moment de l’histoire où rien n’est comme avant... aujourd’hui ce qui domine c’est l’incertitude". Il s’en est pris au capitalisme qu’il a critiqué avec vigueur ainsi qu’à la politique de Nicolas Sarkozy. La salle a pu ainsi assister à la prestation d’un véritable tribun qui a repris à sa manière tous les arguments déjà exposés avec la verve dont il est capable en soulignant qu’il avait eu raison en 2005 en prenant position contre le traité constitutionnelle.

Plus de photos de la soirée par Mireille Rajoely

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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