Bordeaux

Bordeaux, 1819 : une pyramide sort de terre ...

Alors qu’actuellement s’achèvent les travaux conduisant à sa complète restructuration, la place Nansouty, cœur de l’un des quartiers les plus attractifs de notre ville, laissa longtemps dans les mémoires des Bordelais le nom de place de la Pyramide.

La Place Nansouty ...

Depuis 1865, la place porte le nom de Nansouty, en mémoire du talentueux général de cavalerie de Napoléon 1er, combattant d’Austerlitz, Friedland et Wagram, dont le nom est à jamais gravé sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile à Paris. L’histoire de la Pyramide quant à elle ou du moins ses prémices commencent le 12 Mars 1814.

Le général Nansouty
Tel que dépeint par Horace Vernet dans sa peinture Napoléon à Friedland.

Le roi Louis XVIII ...

Ce jour de Mars 1814, le maire de Bordeaux Jean-Baptiste Lynch, escorté par une grande partie du Conseil municipal, accueille le général anglais Beresford qui vient s’emparer de la ville au nom du roi Louis XVIIII. Il dispose pour cela d’une compagnie de 2000 hommes saluée avec enthousiasme au cri de vive le roi !

Bien que Comte d’Empire, le maire Lynch troque son écharpe tricolore contre une écharpe blanche, la cocarde sur son chapeau est elle-aussi devenue blanche, affichant ainsi le ralliement de Bordeaux au roi Louis XVIII.

Le drapeau blanc flotte sur Bordeaux ...

Alexandre de Lur-Saluces fait hisser le drapeau blanc sur les murs de l’Hôtel de Ville situé à l’époque dans les murs de l’actuel Lycée Montaigne. La tour Saint-Michel et de très nombreuses fenêtres pavoisent de blanc. Bordeaux est la première à saluer le retour des Bourbons au pouvoir.

Étienne Marie Antoine Champion de Nansouty

La construction de la Pyramide ...

Afin de commémorer cet événement, le Conseil municipal de Bordeaux présidé par le Comte de Gourgues se propose de doter le carrefour d’un monument.

Deux projets de monument concourent et c’est celui de l’architecte Michel Bonfin qui l’emporte face à celui plus coûteux de Louis Combes. La pyramide haute de 15 mètres, décorée d’un globe de pierre à son sommet, portant l’inscription « XII mars MDCCCXIX Vive le roi » va occuper le centre de la place.

1830 – Les insurgés détruisent la pyramide ...

Pas vraiment appréciée de tous, le 30 juillet 1830, alors que le peuple manifeste contre les ordonnances de Charles X, la pyramide est démolie pierre par pierre par les insurgés. La cocarde tricolore réapparaît et la foule acclame le duc d’Orléans.

La Fontaine ...

La pyramide sera remplacée sous le Second Empire par la fort belle fontaine œuvre de l’architecte Louis Garros.

La place sera dédiée au bonapartiste Étienne Marié Antoine Champion comte de Nansouty qui naquit au Château Trompette où son père était major. Tout cela non sans avoir modifié quelque peu son patronyme, seigneur de Nan-sous-Thil, commune de la Côte d’Or.
Le souvenir de ce tumultueux épisode de l’histoire de Bordeaux est encore perpétué par l’enseigne de la Pharmacie de la place bien qu’aucune nostalgie royaliste ne semble être venue troubler les apothicaires des lieux ....

Ecrit par Dominique Mirassou


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