Bordeaux

La rentrée de Nicolas Florian

C’est dans un lieu qu’il a voulu symbolique qu’il a effectué cette rentrée et c’est donc à la Maison Eco-citoyenne qui est devenue Maison écocitoyenne - L’Échoppe que l’on pourrait dénommée "Maison du débat"

C’est vraiment tambours battants que Nicolas Florian a débuté cette rentrée. Pour le maire de Bordeaux car à l’écouter, il entend bien le rester même s’il considère que le temps électoral n’est pas venu, il veut rétablir le lien entre municipalité et citoyens et il a précisé "Nous devons témoigner de la confiance que l’on porte à nos concitoyens et concitoyennes bordelais". Soulignant en cela que le contact avait été un peu perdu sous l’ère Juppé où le patron avait tendance à imposer ses vues. "On a besoin de travailler ensemble" a t’il ajouté car pour lui il s’agit de mieux accompagner le défi démographique qui se fait jour à Bordeaux. Il souhaite que les choses se fassent avec équilibre même si son objectif de 300.000 habitants est un objectif considéré comme un peu fort par certains observateurs qui travaillent intra-muros. "Je ne cours pas après les records" a-t’il aussi précisé mais la machine est lancée, Bordeaux étant devenu attractif, il lui faut assumer l’héritage "béton" d’Alain Juppé. Nicolas Florian s’affirme comme un maire du quotidien qui s’appuie sur quatre piliers : décision, consultation, concertation et co-construction. Il n’en veut que pour preuve la réussite du budget participatif qui a beaucoup mobilisé autour de questions liées à l’écologie tout en indiquant qu’il ne lui faut pas se laisser déborder par les problèmes de financement.

Maison Eco-citoyenne L’Echoppe

Un de ses ses soucis majeur reste les déplacements dans Bordeaux car il sait que le tram est déjà pratiquement saturé et que l’on ne peut jouer que sur le cadencement, c’est pourquoi l’idée de métro relancée par Patrick Bobet n’est pas forcément stupide, mais le coût en est exorbitant dépassant largement le milliard et demi d’euros. Il a précisé qu’après la mésaventure du bus à haut niveau de service on doit s’attendre à une judiciarisation de la vie publique. Il a développé sa position sur la Jallère qui comporte trois secteurs et c’est seulement un seul secteur qui est susceptible d’être bâti les autres étant sanctuarisés et la concertation est en cours. Il ne souhaite pas faire de Bordeaux le grenier de l’agglomération et il est revenu sur le plan canopé en précisant que ce qui avait été fait, l’avait été pour parer au plus pressé et que des solutions pérennes étaient en cours d’étude pour répondre au réchauffement climatique. Il a bien sûr évoqué la mise en place du comité de l’arbre et pour lui c’est l’espace public qui a été minéralisé car derrière les murs il y a de la verdure et qu’il va falloir identifier tous les lieux à végétaliser sur la ville. Il veut s’attaquer à un maillage de cheminement doux sur la intra-muros avec de meilleures possibilités de stationnement vélo. La rocade reste une préoccupation déjà très ancienne qui déjà préoccupait Philippe Madrelle et plutôt que grand contournement il est plus judicieux de parler de barreau de délestage mettant en avant un changement de rhétorique.

Les déplacements sujet sensible de la Métropole et de Bordeaux

Toutes les propositions avancées dans cette rentrée sont plus ou moins marquées du sceau de l’écologie avec les déplacements sur le fleuve qui est aussi une voie qui reste à explorer et à développer. En ce qui concerne la croissance démographique on ne peut se priver de construire pour tenter d’avoir des logements abordables à la location et à l’acquisition, dans ce domaine toujours consultation et concertation. Mais aussi surveillance accrue sur les locations temporaires du type Rbnb et c’est ainsi que 950 appartements ont été récupérés sur le marché pour être mis en location. Une action est en cours auprès de la restauration scolaire pour bannir totalement le plastique et ce sont 23.000 repas servis par jour ou figure déjà 30% de bio avec trois menus différents et l’approvisionnement est résolument tourné vers les fournisseurs locaux. Une volonté d’aider les familles mono parentales a été exprimée, ainsi que vers ceux qui souffrent. Il a ainsi évoqué les quelques 1200 à 1300 squatters et les 200 familles avec des enfants qui sont dans la rue. Il compte aussi recruter 20 policiers supplémentaires dans l’optique d’une sécurité améliorée pour les bordelais et bordelaises et il préférera toujours la discussion à l’affrontement. Il espère que le conflit entre BMA* et Darwin s’apaise pour sortir d’une situation tendue car Darwin est regardé de loin et a une importance économique non négligeable avec un effet d’exemplarité suivi des quatre coins du globe.
*BMA Bordeaux Métropole Aménagement

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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