Bordeaux

Santé financière de l’U.B.B. : Marti-Hurmic, Naming or not Naming ?

Laurent Marti : "Tout dépend comment on souhaite gouverner : soit on gouverne en fonction de ses desiderata et de ses convictions personnelles, soit on gouverne en tenant compte de l’intérêt général de sa ville, en tenant compte de l’avis de la majorité des Bordelais car je ne peux pas douter que nous allons recevoir un soutien populaire très fort" .

« Naming » or not naming ?

J’ai lu que le Maire disait que le « naming » ce n’était pas sa tasse de thé. Mais c’est trop facile de faire de la philosophie avec l’argent des autres ajoute- t-il. Ma tasse de thé à moi, c’est de pouvoir sauver l’UBB et faire en sorte qu’elle reste au plus haut niveau ». Face au problème financier majeur qui touche le club Bordelais, le président Marti qui a énormément donné, de son temps, de son énergie et de son argent pour que l’UBB vive, et sans lequel l’aventure n’aurait probablement pas eu lieu, tire aujourd’hui le signal d’alarme auprès des institutions bordelaises tout en faisant appel à un intérêt général chaque jour un peu plus discutable et discuté.

L’élite coûte cher …

Débat qui devient de plus en plus fréquent suite aux excès induits par une mondialisation aussi galopante que folle qui conduit souvent à l’impasse entre « anciens » et « modernes » et nous amène tout simplement à constater que sans énormément d’argent et, toujours plus chaque jour, il est impossible de maintenir un club de rugby dans l’élite. Elite dont les émoluments atteignent aujourd’hui des montants qui n’ont que peu de rapport avec les salaires des Français, même si le rugby ne connait pas les excès du football. Normal direz-vous sauf peut-être lorsqu’il faut faire « appel au peuple » pour pouvoir faire face, que ce peuple apprécie le rugby ou pas. Désormais, le rugby est un sport international connu et de plus en plus joué de par le monde. Durant les dernières décennies, tout en restant très en retrait du football, le rugby a vu les salaires de ses joueurs d’élite se multiplier par trois ou quatre, transformant l’amateurisme plus ou moins « marron », jadis symbole fédérateur du terroir français en un « sport business », une industrie bien rodée qui crée ses stars et appartient désormais à des hommes d’affaire fortunés amenés parfois à faire de gros sacrifices financiers personnels. Pourquoi pas ?

Ambiance de quart de finale

Le reflet d’une société …

L’état du sport de haut niveau reflète aujourd’hui une société en perte de repères, pas très loin d’une corbeille boursière en forme de stade qui a laissé ses valeurs au vestiaire. Parallèle peut-être un peu hâtif sauf que certains symptômes sont similaires : omniprésence de l’argent, sur médiatisation, starisation, quasi idolâtrie … tout y est. En France, ce changement est en partie dû à l’arrivée de Canal+, les droits télévisés sont devenus énormes, les salaires ont suivi, de quoi interdire à de nombreux clubs la survie au sein de l’élite. Evolution incontournable ou bien dérive préjudiciable à l’esprit du rugby ? Sans aucun doute les deux tant l’argent est omniprésent alors que le vieil esprit de clocher se délite.

Laurent Marti …

Grand architecte de la construction de l’U.B.B. peu avare de ses efforts et de sa persévérance dans de nombreux domaines pour avoir redonné à notre Métropole un club qui fédère et fait vibrer Béglais, Bordelais et tous les amoureux du rugby de la région, Laurent Marti lorsqu’il demande de l’aide ne peut qu’être compris. Sauf que l’évolution du sport de haut niveau semble bien partie pour en réserver la gestion à des hommes très fortunés et autres sociétés de notoriété mondiale. Comment alors faire appel au peuple pour renflouer les caisses de clubs contraints pour subsister de beaucoup trop dépenser. Comment faire appel au public quand les clubs distribuent des salaires hors normes ? L’ aficionado ne le vit pas toujours très bien, que présager alors de l’avis de celui pour qui le ballon ovale ne présente aucun intérêt.

L’américanisation de la société française ...

La juste mesure reste de plus à plus difficile à trouver car l’U.B.B. oserais-je dire fait partie du patrimoine bordelais et Laurent Marti mérite d’être écouté et aidé avant que des fortunes venues d’ailleurs viennent s’emparer complètement du rugby de haut niveau.

Outre les problèmes de naming du stade, la financiarisation à outrance du sport de haut niveau n’est-elle pas désormais la seule et unique voie possible ? Pour quel avenir ? Si ce n’est pour adopter la démesure à l’américaine et signer la fin de notre vision du sport. La rencontre entre l’équipe Spotify et l’équipe Netflix au stade Instagram ne devrait pas tarder à avoir lieu !!!

L’ américanisation de la société française se porte bien dans de nombreux domaines alors que la France va plutôt mal ... Serions-nous un pays dépassé de doux rêveurs refusant de voir l’avenir incontournable que le business made in U.S.A. est en train de nous imposer ?

Amazon quand tu nous tiens ...

Ecrit par Dominique Mirassou


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