Priorité à l’eau potable
Sollicité par les autorités en charge de la coordination des bassins Adour-Garonne et Loire-Bretagne, le CESER Nouvelle-Aquitaine a examiné plusieurs documents en cours de révision et soumis à consultation : Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) et Plans de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI). Le constat est préoccupant : l’état des masses d’eau est globalement très éloigné des objectifs fixés par la Directive Cadre sur l’Eau adoptée en 2000 qui en fixait le bon état écologique : 2/3 des masses d’eau superficielles sont considérées comme dégradées, 1/3 des masses d’eau souterraines sont en mauvais état chimique. Le déséquilibre hydrologique dans l’ensemble du bassin versant Adour-Garonne engendre de façon régulière des restrictions d’usage en période estivale et la persistance de pressions sur la période hivernale. Ces pressions sont appelées à s’amplifier avec l’accroissement démographique et l’évolution du climat. Quatre grands enjeux sont identifiés pour la gestion de l’eau, identiques dans les deux bassins hydrographiques : enjeux de qualité, quantité, milieux aquatiques et gouvernance. Pour la qualité, le CESER met l’accent sur les pollutions diffuses en encourageant les actions collectives à l’échelle territoriale ou de la filière, dont les résultats apparaissent encourageants. Il alerte sur les substances émergentes, perturbateurs endocriniens et nanoparticules qui ne sont pas éliminés par les stations d’épuration. Et enfin, une attention particulière est demandée pour les eaux littorales où les pressions démographiques, économiques et touristiques s’exercent de manière exacerbée.
In Lettre du CESER N°15



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