FC Girondins de Bordeaux
En déplacement dans la nouvelle antre de l’OGC Nice, l’Allianz Riviera, à l’occasion de la 12ème journée de Ligue 1, les joueurs bordelais, auteur d’une prestation plutôt aboutie, sont venus à bouts de leurs hôtes, jusque là invaincus dans leur enceinte. Deux splendides frappes dignes du championnat allemand auront scellé le destin d’une rencontre qui replace les visiteurs dans la couse à l’Europe.
Après la pluie, le beau temps. En difficulté depuis le début de saison, c’est une véritable bouffée d’oxygène que s’offrent les Girondins depuis quelques semaines. Afin de revenir de la cote d’Azur avec un résultat positif, l’entraîneur Francis Gillot titularise une nouvelle fois la paire Henrique-Sané en défense centrale, accompagnée de l’Argentin Orban, récemment appelé par son sélectionneur national. Il doit cependant composer avec le forfait de son prolifique attaquant Cheick Diabaté, remplacé par le duo Saivet-Jussié. Dans l’enceinte flambant neuve niçoise, ce sont les Aiglons qui s’emparent de la possession de balle, mais ce sont tout de même les Marine et Blanc qui se révèlent les plus dangereux sur quelques incursion. Le premier éclair de génie de la rencontre est signé Sertic, à la demi-heure de jeu. Excentré sur le coté gauche de la surface adverse, Jussié passe le cuir en retrait, que reprend le jeune Franco-Croate à 25 mètres des buts. Une frappe limpide - recensé à 111 km/h - et ce sont les Girondins qui mène au score. Peu inquiété par les Rouges et Noirs, mais peu inquiétant, les vingt-deux acteurs retournent aux vestiaires sur ce score en faveur du FCGB.
Après quelques minutes en seconde période, coup du sort pour l’OGCN : le gardien David Ospina doit céder sa place sur blessure, mais suite à la malédiction qui frappe les portiers niçois, c’est le jeune Mandréa, seize ans, qui effectue ses grands pas en tant que professionnel. Et pour son baptême du feu, c’est le Franco-Polonais Ludovic Obraniak qui va inscrire le second but girondin d’un tir à l’entrée de la surface adverse. Sans élan, le milieu du club au scapulaire va envoyer une praline en pleine lucarne. A 2-0, les Girondins peuvent laisser voir venir, et ce sont les joueurs niçois qui vont prendre le cuir afin de porter le danger devant la surface de Carrasso afin de réduire la marque. Sur un énième centre de l’adversaire, Lucas Orban concède un penalty pour un jeu dur sur l’attaquant Alexis Bosetti. Comme à l’habitude, c’est le goleador argentin Dario Cvitanich qui s’empresse de le transformer en prenant à contre-pied le portier bordelais. Plus qu’un but d’avance, le dernier quart-d’heure va être long pour conserver cet avantage vu la fébrilité de la défense des Girondins dans le money-time ces derniers mois. Mais finalement, les Girondins vont tenter de porter le coup de grâce. A deux reprises, le jeune Henri Saivet aurait pu aggraver la marque, mais sans réussite. Finalement, le score ne bougera plus d’un iota. Suite à ce nouveau succès, la troupe de Gillot remonte au dixième rang du classement, a seulement trois petits points de la quatrième, celle du FC Nantes. Justement, Nantes, c’est le prochain adversaire du club aquitain en championnat, dimanche à 14 heures. Mais avant, c’est le retour de la Coupe d’Europe jeudi à 19 heures, sur la pelouse de l’Apoel Nicosie.

Ecrit par Thibault Jeantieu
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