Bordeaux

Bordeaux : Se loger est devenu bien cher !!!

Alors que par exemple dans le centre de Paris, 20 à 25% des logements ont été transformés en résidences secondaires ou en locations touristiques de courte durée et que cette situation dans les grandes villes où la demande locative est très forte ne fait qu’accroître la tension sur les prix, se loger dans nos principales métropoles devient pour nombre de Français tout à fait inabordable tant en location qu’en accession à la propriété.

Dès la moitié des années 2000, la hausse des prix ayant nettement dépassé les possibilités avantageuses offertes par la baisse des taux d’intérêt a fait que pour 200.000 euros, budget moyen aujourd’hui d’un primo accédant dans notre pays, vous pouvez vous « offrir » 21 mètres carrés à Paris et 48 mètres carrés à Bordeaux, sauf que outre l’exode que cela entraîne pour les plus modestes, Bordeaux ne possède pas l’attractivité internationale de la capitale.

Avec un taux d’effort budgétaire pour se loger ayant augmenté de 25 à 30% en 20 ans, la situation devient irrespirable pour nombre de ménages modestes contraints de s’exiler non sans frais annexes à des dizaines de kilomètres de leur lieu de travail ...

Avec parallèlement des villages qui se vident, des villes moyennes à la dérive, des territoires à l’agonie, refuges des plus pauvres et de pas mal d’exclus, des propriétaires ruraux qui s’appauvrissent de jour en jour, les contrastes territoriaux énormes et croissants induits par la métropolisation galopante laissent rêveur quant à la pertinence de la pensée et de l’action menée par nos élites pensantes depuis près de quarante ans.

Des « villes phares », pourquoi pas, de plus en plus réservées aux élites en tous genres, repoussent la précarité et la désespérance économique hors de leurs murs en un spectacle concret et inquiétant en ce qui concerne l’unité de notre nation et les solidarités élémentaires qu’elle exige. Des locomotives certes performantes mais de trop nombreux wagons décrochés, abandonnés sur les bords de la voie tel est le paysage actuel dans notre pays.

De nombreuses fenêtres éteintes le soir dans le centre des grandes villes faute de locataires solvables ou même de plus en plus souvent dans l’attente de touristes au passage beaucoup plus rentable et une omniprésence touristique parfois difficilement supportable n’inspirent pas le plein succès au sein de ces métropoles.

Les pouvoirs publics via les taxes, le monde de l’immobilier au pourcentage et les anciens propriétaires devenus souvent très aisés tout en dormant, ne peuvent quant à eux que se louer d’une situation qu’il va par ailleurs être très difficile de réguler, si ce n’est en mettant en place des mesures concrètes à l’égard des primo accédant.

Entre un enrichissement spéculatif démesuré et inattendu pour les uns et une absence d’espoir de construire quoi que ce soit pour les autres, il devient urgent à défaut de pouvoir calmer tous les esprits, de faire preuve de volontarisme afin de redonner de l’espoir au plus grand nombre.

Il ne sera pas très pertinent si rien n’est fait, de s’étonner que face à l’existence d’un marché immobilier complètement déconnecté des capacités financières de très nombreux ménages, la révolte reprenne force et vigueur dans nos rues et sur nos ronds-points.

Ecrit par Dominique Mirassou


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