Bordeaux

Jalibert écrit une page de l’histoire de l’UBB

En passant la pénalité de la gagne à la 82ème minute, Matthieu Jalibert envoie en demi-finale de la Coupe d’Europe pour la première fois de son histoire l’UBB qui devra aller affronter le Stade Toulousain sur son terrain pour la demi-finale.

Il y a dix ans à la même époque l’UBB figurait encore en pro D2 avant d’accéder en mai 2011 à l’élite, exactement le 22 du dit mois et depuis l’UBB se construit patiemment en n’ayant jamais fait l’ascenseur comme Lyon durant ces dix dernières années ou même La Rochelle un peu avant. Pour Urios, ces matchs à élimination directe ne sont pas fait pour réaliser des démonstration de rugby, mais pour être gagné et peu importe la manière. Il savait qu’il aurait à faire à ce type de match avec peu d’ouverture. Quand on fait le total de ce match c’est 14 pénalités et un drop qui ont meublé le score a partagé entre quatre joueurs Jalibert, Machenaud, Iribaren et Gibert aucun essai ce qui a rendu le match un peu terne mais au suspense réel. Dans cette course poursuite qui n’a désigné le vainqueur qu’à l’ultime minute dépassée d’un petit supplément en temps, on s’est demandé pendant un long moment qui l’emporterait dans ce chassé-croisé qui a vu la mi-temps atteinte sur le score nul de 9 à 9 avec les pénalités de Jalibert d’un côté et celles d’un ancien du club Machenaud aidé d’un drop de son ouvreur donnant l’image d’un Jalibert seul contre tous qui de match en match s’affirme comme un maître à jouer. La demi-finale de Champion’s Cup qui va opposer deux clubs des bords de Garonne s’annonce comme le duel des deux ouvreurs de l’équipe de France avec un Urios qui prend toujours un malin plaisir à trouver une stratégie pour vaincre les toulousains.

Cazeaux qui s’est dépensé sans compter pendant 80 minutes

Toute tentative d’attaque grand champ est venu se briser d’un côté comme de l’autre sur des défenses hermétiques au point que la règle non écrite qui consiste à dire qu’on encaisse un essai quand on prend un carton jaune a été déjouée par l’UBB et le Racing. Le match a donné souvent des échanges au pied chacun essayant de mettre la pression sur l’adversaire. Il semble quand même que le temps sec qui avait remplacé la bruine du matin, tombant sans discontinuée a un peu déjoué les plans des visiteurs franciliens qui tablaient sur un temps un peu plus que maussade alors que ce fut pratiquement grand soleil, le vent du Nord-Est ayant chassé les nuages, vent sur lequel l’UBB s’est un peu appuyé en seconde mi-temps. On n’a pas vu certes un grand rugby, mais quelle débauche d’énergie pour chaque équipe et il a semblé que l’UBB avait mis le curseur un peu plus haut sur le plan physique, les visiteurs étant au bord de l’implosion dans les dernières minutes. Entre la victoire sur le leader de la Premiereship Rugby et celle contre le finaliste de la Coupe d’Europe de l’an passé on voit bien le rôle joué par le physique comme l’a montré Dweba, balle en main dans le jeu mais qui s’est raté dans ses lancés en touche dont un qui aurait pu conduire à l’essai, lancé à cinq mètres de l’en but francilien. Urios ne s’est même pas servi de l’impact player Ducuing qui avait parachevé le score lors du tour précédent, il faut dire qu’il était difficile de faire rentrer quelqu’un dans une équipe bien en place d’autant qu’il fallait encore du sang neuf pour une éventuelle prolongation alors que le Racing avait épuisé ses réserves.

Moefana qui a marqué un essai refusé sur faute au départ de Ben Lam

En conférence de presse d’après match Urios s’est montré très fier du comportement de ses joueurs qui pour lui ont retrouvé la dignité qui était la leur, perdue après la contre-performance face à La Rochelle après un mois de Janvier extraordinaire. Avant ce match il a précisé qu’il les avait trouvé tendu et il a aussi vu un Jalibert moins rayonnant, il faut préciser qu’il était particulièrement surveillé, mais plus magnifiquement gestionnaire très sur dans son placement et efficace dans toutes ses tentatives au pied dans la conduite du jeu comme dans le ballon à terre sauf une fois. Il a même été jusqu’à préciser "Nos regards se sont croisés avant qu’il ne pose le ballon pour la dernière pénalité et là j’ai compris qu’il était sur de la mettre". S’il a souligné le formidable état d’esprit de l’équipe qui lui a permis de signer cette victoire, il a aussi adressé quelques louanges à Higginbotham qui se comporte comme un joueur exemplaire, totalement dévoué au club qui n’a manqué aucun entrainement alors que son épouse était en train d’accoucher et cela l’a beaucoup impressionné. C’est un manager profondément humain sous ses aspects bourrus et rigolards qui gagne à être connu et dont toutes les remarques sont frappés du saut du bon sens. Maintenant il va falloir redescendre sur terre pour se rendre à Agen et recevoir Montpellier en Top 14 car comme dirait Urios : "On n’a toujours rien gagné !"

Retour de Cordero très peu servi durant ce match

Union Bordeaux Bègles : 24 (8 pénalités Jalibert 7ème, 18ème, 24ème, 49ème, 60ème, 62ème, 74ème, 8oème+2)

Racing 92 : 21 (6 pénalités Machenaud 2ème, 28ème, 46ème, 54ème, Iribaren 68ème, 79ème ; 1 drop Gibert 15ème)

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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