Bordeaux

Le vin, un art de vivre européen à la Cité du Vin

C’est sous l’impulsion de Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde et personnellement très impliquée dans le monde viticole qu’a eu lieu ce workshop à la Cité du Vin avec deux thèmes majeurs, la production de vin en tant que patrimoine européen et le cuivre, un outil essentiel pour une production viticole durable.

Les conférences tenus dans l’amphithéâtre Jefferson pouvaient être suivi directement sur Internet et via ce médium de nombreuses questions ont pu être posées aux différents orateurs même si la seconde conférence a attiré moins de commentaires par son côté technique et un peu spécifique. Le lieu, la Cité du Vin à Bordeaux était bien sur loin d’être déplacé pour la tenue de ces conférences car le poids économique du vin en Gironde est considérable avec plus de 115 000 hectares de vignes, très largement en tête des départements producteurs devant l’Hérault et l’Aude. Sans oublier que sur le plan européen c’est trois millions d’emplois directs pour plus de trois millions deux cet mille hectares cultivés car en Europe tout le monde peu ou prou consomment du vin, synonyme de convivialité, de fête et de joie de vivre même si actuellement ce type de présentation semble un peu érodé mais dès que la porte s’entrebâille, tout le monde s’y engouffrent. C’est ainsi que l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, le Portugal, la Roumanie, la Hongrie, l’Autriche, la Grèce, la Suisse, la Slovénie sont producteurs de vins et les pays qui n’en produisent pas en consomment même dans des secteurs de pratique musulmane. Avec le réchauffement climatique on s’aperçoit qu’un pays plus septentrionale comme l’Angleterre se met à la production de Champagne, synonyme de bouleversements de grande ampleur que l’Europe devra être à même de prendre en considération même si aujourd’hui les britanniques ne font plus partie de l’Union Européenne. Entre modifications climatiques et exigences écologiques, aujourd’hui l’Europe est confrontée à des choix antagonistes entre glyphosate et santé de ses ressortissants que ce soit pour la vigne ou pour d’autres cultures comme pour la betterave car alors qu’interdit on a vu réapparaitre le glyphosate pour protéger cette culture à la grande colère de la bio agriculture car le produit empoisonne l’environnement.

Ignacio Sánchez Recarte Secrétaire Général du Comité Européen des Entreprise du Vin

Autour de cette question de la pérennité de la vigne en Europe, de son développement et de sa protection s’est constitué au niveau européen, un groupe qui défend le rôle du cuivre dans la protection du vignoble sans pour autant présenter les effets fortement nocifs du glyphosate et autres composés inducteurs de pathologies lourdes et irréversibles même si ce métal (CU⁺⁺) présente quelques inconvénients. Il a semblé logique de venir parler de ce produit dans le pays qui a inventé la "bouillie Bordelaise". La bouillie bordelaise est un mélange d’eau, de sulfate de cuivre et de chaux, qui donne une bouillie claire bleu verdâtre, que l’on utilise en la pulvérisant sur les feuilles et fruits de la vigne, c’est un traitement préventif contre le mildiou*. Les produits à base de cuivre ont un très large rayon d’action et ont des effets secondaires positifs sur de nombreuses autres maladies de la vigne telles que l’oïdium, le botrytis, la pourriture acide, le black-rot, le brenner, la bactériose, l’anthracnose et l’eutypiose. Il est cependant important de rappeler que le cuivre n’est pas homologué sur ces maladies. Des études récentes semblent progressivement élargir le champ de protection de ce produit comme pour lutter contre le black-rot où il est utilisé en culture biologique, mais il a contre lui de rester dans les sols et de ne pas être dégradable. Il n’en demeure pas moins que ce groupe européen cherche à promouvoir toutes les études qui permettent d’en savoir un peu plus sur l’action du cuivre dont l’activité serait plus puissante sous sa forme hydroxyde « Cu (OH)₂ » que sous sa forme sulfate « CU SO₄ »(bouillie Bordelaise). Pour l’environnement, le cuivre est un métal lourd, non biodégradable, qui s’accumule dans les premières couches du sol (10 cm). Il est toxique en milieu aquatique mais peu concerné par le lessivage, en effet 99% du cuivre se fixe sur la matière organique du sol puis sur les oxydes de fer et de manganèse, pour l’instant cela reste un problème de recherche et d’homologation des produits.

*source Wiikipédia

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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