Bordeaux

Gilets jaunes à Bordeaux : Alain Juppé condamne les violences inouïes

Face à l’acte XI des « gilets jaunes » prévus ce samedi, et aux nombreux débordements présents dans le centre de Bordeaux depuis deux mois, Alain Juppé s’est exprimé mercredi sur le sujet, lors d’une conférence de presse. Le maire de Bordeaux a ainsi condamné les violences inouïes et a appelé les manifestants au dialogue et à la raison.

Des conséquences désastreuses pour la ville
Pour Alain Juppé, les conséquences liées aux affrontements entre les gilets jaunes et les forces de l’ordre sont énormes pour le quartier du centre ville. « Chaque samedi c’est la même chose, au début la manifestation se passe dans le calme et sans agressivité. Puis aux alentours de 17 h des groupes d’individus viennent simplement pour se battre avec les forces de l’ordre. On retrouve une violence inouïe avec des jets de boules de pétanques, des palettes montées sur des poubelles pour faire des chars », indique le maire de Bordeaux. « Aujourd’hui les dégâts sont extrêmement coûteux, on est arrivé à plus d’un million d’euros ». Des dégâts qui s’accumulent, rendant impossible le travail des commerçants, et qui devrait conduire à la perte d’un millier d’emplois. Le maire a dors et déjà demandé la mise en place d’un fond de soutien proche des 100 000 euros pour indemniser les commerçants qui seront le plus impactés par les dégâts.

Alain Juppé répond aux questions de la presse

Accentuer la protection des cours Alsace Lorraine, Pasteur et Victor-Hugo
Afin de sortir le plus rapidement possible de cette situation, Alain Juppé compte mettre en place un itinéraire balisé beaucoup plus élargi par rapport à l’hyper centre ainsi que des mots d’ordre de dislocation de la part des manifestants. Selon les discussions en cours avec la préfecture il est impossible de sanctuariser l’ensemble du centre-ville pour en interdire l’accès aux casseurs. « Pour pouvoir faire ça il faudrait la participation d’une trentaine d’unités de force mobile, seulement le préfet n’en dispose que de neuf pour la Nouvelle-Aquitaine et six pour la ville de Bordeaux », indique le maire. « En ce qui concerne le fait de mettre des policiers devant les magasins, l’idée n’a pas été retenue, nous sommes certains que l’isolement de policiers pourrait accentuer la violence de certains manifestants. Nous avons donc fait une demande au préfet pour accentuer la protection des cours Alsace Lorraine, Pasteur et Victor-Hugo durant l’acte XI ». Le maire a aussi salué le courage et le sang froid des forces de l’ordre face aux « casseurs et aux voleurs qui ne respectent rien ».

Manifester la nuit ne serait pas raisonnable

Un appel au dialogue et à la raison
Alain Juppé tient tout de même à mettre en garde les personnes prêtent à manifester la nuit comme certains l’ont annoncé sur les réseaux sociaux, idée qui pour lui ne pourrait que multiplier les dérapages graves. Le maire se montre tout de même très ouvert et prêt à écouter les revendications des gilets jaunes. Pour lui la meilleure solution reste le dialogue, en rappelant que les cahiers de doléances et d’espérances sont toujours accessibles tout comme une page internet dédiée spécifiquement aux propositions des manifestants. « A partir du 1er février nous allons organiser à Bordeaux, Talence, Saint-Médard et Carbon-Blanc quatre grands débats », annonce le maire. « Ils porteront sur les quatre grandes thématiques décidées par le gouvernement ». Un maire optimiste en vu de cet événement démocratique, espérant que les concitoyens se déplaceront en nombre pour faire valoir leurs avis lors de ces débats inédits.

Ecrit par Jean Rinaud


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