Paris

La France s’impose face à la Nouvelle-Zélande

Cette victoire était souhaitée et en plus espérée pour mettre un point d’orgue à cette tournée d’automne mais moins envisagé de mettre 40 points aux Blacks, ce qui reste le plus gros écart réalisé face à cette équipe pour les Français.

On espérait une grosse partie de l’équipe de France et on n’a pas été déçu qu’on ait eu la chance d’être au Stade de France ou confortablement assis devant sa télé, sans compter ceux qui regardent les matchs sur leur portable. On est en droit de penser que nos "petits français" avaient soigneusement visionné la précédente rencontre des Blacks face à l’Irlande et que quelques leçons en avaient été tirées. En première mi-temps la France a étouffé les velléités des "noirs" qui ce samedi soir étaient en gris et l’horizon est resté gris pour eux même s’ils ont retrouvé du punch en début de seconde mi-temps. Autant le match de l’après-midi a montré le triste rugby des Springboks et sur le plan du jeu ce n’est que justice que les Anglais aient gagné sur la dernière pénalité de leur jeune ouvreur Marcus Smith, car pour faire un grand match il faut être deux. Si les Anglais restent nos meilleurs ennemis ils ont tenter de mettre du jeu face au rugby de bourrins du pénible Champion du Monde incapable de montrer grand chose sinon du muscle, mais où est le jeu ? Par contre en soirée quel spectacle et les Blacks restent de redoutables adversaires, capable à tout moment de mettre du jeu et de renverser l’adversaire. Les affronter n’accepte aucune baisse de régime, aucune faiblesse et les joueurs français s’en sont aperçus sur les vingt premières minutes difficiles qu’ils ont traversées en seconde mi-temps avant de pouvoir remettre les gaz. Pour tenir les Blacks sous pression il faut être capable d’imposer un fort, un très fort niveau de jeu pour arriver à les faire douter et de manière constante comme l’avait montré les Irlandais. On baisse de régime et on se fait punir et ça peut aller très vite comme on a pu s’en apercevoir en douze minutes (entre 47ème et 59ème) mais les français se sont ressaisis car ils allaient droit le nez dans le gazon.

Jalibert félicite Mauvaka désigné homme du match

Il est évident qu’après les matchs contre l’Argentine et la Géorgie le public avait des doutes connaissant les qualités des Blacks, tout en espérant que ses doutes soient levés et ils l’ont été même si pendant vingt minutes en seconde mi-temps on a été témoin d’une baisse de régime et de quelques ratés. La première mi-temps a été un modèle du genre avec une entrée en fanfare ou les tricolores ont scoré d’entrée sur un groupé pénétrant parfaitement exécuté permettant à Mauvaka de pointer son premier essai de la soirée car il en a "planté" deux en déployant une activité énorme lui valant le titre d’homme du match et ce n’est que le remplaçant au Stade Toulousain, mais remplaçant de très grand luxe et si on y regarde de près les trois essais de première mi-temps sont marqués par des joueurs du Stade Toulousain. Le quatrième sera un modèle d’interception ou Penaud monté comme un boulet subtilise le ballon de la passe entre les trois-quarts en relance, concentrés sur leur jeu, ne le voyant même pas arriver. On a assisté à un match de très haut niveau, digne, allons y, n’ayons pas peur, digne d’une finale de Coupe du Monde mais attention battre les Blacks sur un match, c’est bien mais il faudra renouvelé l’exploit car on a rencontré des Black sans Beauden Barrett, des Blacks passés au concassage irlandais car on pouvait voir les stigmates du match précédent sur de nombreux visages et le carton jaune de Savea qui leur a un peu "couper la chique". Sur ce match tout le monde a bien tenu sa place et son rôle jouant en confiance sachant qu’il y avait le banc nécessaire pour couvrir le moindre pépin et on a vu que la forme physique était présente mais avec un passage à vide. Que des bonnes notes pour ces joueurs avec un petit plus pour Mauvaka, Aldritt, Dupont qui a été l’objet de toutes les attentions de la troisième ligne Blacks, Ntamack tel qu’en lui même, Jaminet pour son sans faute et Woki pour son abattage et sa présence en touche.

FRANCE : 40 (4 essais Mauvaka 3ème, 32ème, Ntamack 12ème, Penaud 68ème ; 4 pénalités Jaminet 26ème, 55ème, 63ème, 80ème+1 ; 4 transformations Jaminet 5ème, 13ème, 35ème, 64ème)

NOUVELLE-ZELANDE : 25 (3 essais J. Barrett 47ème, Ioane 53ème, Savea 59ème ; 2 pénalités J. Barrett 9ème, 10ème ; 2 transformations J. Barrett 53ème, 62ème)

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur de Bordeaux Gazette


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